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L’éthique des États-Unis dans le financement d’enquêtes académiques au Mexique L’éthique des États-Unis dans le financement d’enquêtes académiques au Mexique

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Les Expéditions Bowman, le projet de cartographie Mexico-Indigène, et la Société Géographique Américaine réunissent des renseignements préventifs militaires, en commençant par l’Etat d’Oaxaca.

Seaton Hall at Kansas State University, USA.
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Bild: Seaton Hall at Kansas State University, USA. / Paperraven (PD).

17. April 2009

17. 04. 2009

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Le 23 octobre 2006, le Lawrence Journal World, ou LJ World, a publié un article qui a mis silencieusement à jour un scandale à l’Université du Kansas située à Lawrence, au Kansas. En 2005, le département de géographie de l’université a reçu au moins 500 000 dollars de fonds du Ministère de la Défense pour cartographier les terrains communaux indigènes sur les états mexicains de San Luis Potosí et Oaxaca.

Le résultat de cette histoire, le 26 novembre 2007, elenemigocomun.net a publié un article de suivi sur le scandale du financement, appelé "Le Chemin de l’Enfer", qui met l’accent sur les possibles dommages que peuvent provoquer ce type de projets de cartographie financés par l’armée.

Depuis la publication de cet article en 2007, moi (Simón Sedillo) ainsi qu’un nombre croissant de membres de communautés et d’étudiants de chaque côté de la frontière Mexique / États-Unis, avons commencé à enquêter de façon poussée sur les détails de ce projet de recherche spécifique.

Notre préoccupation croissante se tourne vers le non-respect de l’éthique académique, dû au manque de transparence vis-à-vis des communautés quant au financement, ainsi qu’à des violations successives de la souveraineté du Mexique et de l’autonomie indigène de la part de l’armée des États-Unis.

En conclusion de l’enquête collective que nous avons effectuée l’année dernière, plusieurs pièces-clés prouvent de façon irréfutable l’existence de violations tant de l’éthique académique que de la souveraineté du Mexique et de l’autonomie indigène.

Le Scandale

Les professeurs de géographie Peter Herlihy et Jerome Dobson, de l’Université du Kansas, se sont vu attribuer un financement de la part du Bureau d’Études Militaires à l’Étranger (FMSO en anglais) pour leur projet de cartographie appelé "Les Expéditions Bowman". Ce bureau est situé sur la base militaire de Fort Leavenworth, à Leavenworth au Kansas.

La facette mexicaine de ce projet s’appelle "México Indígena" (le Mexique Indigène) ; en 2005 a été entamée la cartographie d’une région indigène connue sous le nom de "Huasteca", située en partie dans l’état de San Luis Potosí. L’activité s’est ensuite déplacée vers l’État d’Oaxaca, au cours du soulèvement populaire local de l’APPO (Assemblée Populaire des Peuples d’Oaxaca) en 2006.

Le 14 février 2009, l’UNOSJO (Union d’Organisations de la Montagne Juárez d’Oaxaca) a fait paraître un communiqué dans lequel elle exprime sa préoccupation devant le bio-piratage du projet de cartographie Mexique Indigène, et assure que les communautés ont été arnaquées, ne se doutant pas que l’un des donateur principaux du projet était le FMSO.

L’UNOSJO dénonce un manque de transparence flagrant, et soupçonne par ailleurs des liens avec le controversé Système de Cartographie du Territoire Humain de l’armée étasunienne. Il existe d’ailleurs des preuves significatives de l’implication du FMSO dans ce qu’il appelle lui-même la "Gestion de l’Information Civile en Soutien aux Opérations de Contre-Insurrection".

Les réponses officielles

Suite à la parution de l’article d’elenemigocomun.net, le Mexique Indigène a publié une réponse officielle aux préoccupations provoquées par ce financement militaire. Depuis, le scandale s’étend et plusieurs communautés indigènes et organisations d’Oaxaca exigent des réponses. Pourquoi n’ont-elles pas été informées du financement par l’armée? Comment l’armée compte-t-elle utiliser ces cartes ? Et tout cela est-il seulement éthique?

Face à ces dossiers internationaux sérieux, autant l’équipe de Mexique Indigène que le professeur de géographie de l’Université de Kansas Jerome Dobson et la Société Géographique Américaine (AGS en anglais), dont M. Dobson est le président, ont publié chacun de leur coté des déclarations sur cette situation.

Chacune de ces déclarations assure de la transparence, des normes éthiques et des meilleures intentions du monde pour la cartographie des populations indigènes. L’AGS va même plus loin en niant tout lien avec le Système de Cartographie du Territoire Humain de l’armée des États-Unis.

Les Contradictions

Avant tout, les Expéditions Bowman tirent leur nom du père de l’exploration et de l’imposition géographique nord-américaine, Isaiah Bowman. Une nouvelle biographie de Bowman, écrite par Neil Smith, L’Empire Américain : le Géographe de Roosevelt et le Prélude à la Mondialisation, dévoile un académicien raciste et arrogant qui a utilisé sa science et l’académie pour faire avancer des impositions impérialistes et économiques dans le monde entier.

Dans ses écrits, Smith affirme que Bowman a capturé plusieurs indigènes Quechua et qu’il les a utilisés comme "mulets" lors de ses explorations au Pérou qui l’ont amené à la "découverte" de Machu Pichu. Ceci n’est qu’un des nombreux exemples illustrant la nature arrogante du géographe.

L’UNOSJO déclare que ni elle, ni les communautés qu’elle représente, n’ont été mises au courant que le FMSO était impliqué financièrement derrière le projet Mexique Indigène. Lors de la seconde conférence de presse de l’UNOSJO le 19 février 2009, Aldo González a ajouté qu’au départ, plusieurs communautés d’Oaxaca avaient refusé d’accueillir ce projet sur leur territoire : en effet, quelqu’un a remarqué le logo du FMSO sur certaines cartes de démonstration utilisées pour promouvoir le projet.

Aldo continue en affirmant que dans les communautés de l’UNOSJO, les cartes de démonstration ne comportaient plus le logo du FMSO, et qu’à aucun moment cette source de financement ne leur a été mentionnée.

Sur les rapports de Mexique Indigène publiés en 2008, les coordinateurs expriment une fois de plus clairement : "Nous (l’équipe de Mexique Indigène) continuons à explorer les meilleurs manières de rendre claire la complexe information géospatiale nécessaire pour comprendre le "panorama culturel" ou "terrain humain" dans un format facile à utiliser et accessible pour le web".

Sur le site internet du professeur de géographie de l’Université de Kansas aussi, Peter Herlihy déclare la chose suivante: « Notre base de donnée GIS à échelle multiple vise à créer le panorama culturel digital (aussi appelé « terrain humain » du Mexique Indigène. »

Les membres de l’équipe de Mexique Indigène sont allés en Colombie avec des agents du FMSO. En Colombie, les utilisations de contre-insurrection et de stratégie militaire de ce type de projet de cartographie ne peuvent passer pour altruistes.

Personne ne peut imaginer une « belle et heureuse » cartographie de terres en Colombie aux mains de l’armée des Etats-Unis.Alors, ou c’est Mexique Indigène qui ment, ou ils se font passer pour des "idiots", mais les implications et les intentions du projet ne pourraient être plus évidentes.

Le facteur Demarest

Les expéditions Bowman ont été subventionnées par le FMSO, dont la base est le Fort Leavenworth. L’officier en charge des Expéditions Bowman est le lieutenant-colonel Geoffrey B. Demarest.

C’est le chercheur du FMSO pour l’Amérique Latine. Pendant sa carrière militaire, qui a duré 23 ans, le Dr. Demarest a servi dans beaucoup de missions latinoaméricaines. C’est en plus un gradé de l’École des Amériques de l’armée des États-Unis. Il a suivi les cours de Représentation militaire, Officier des aires étrangères, Stratégies de défense, en plus d’avoir suivi les cours de l’Institut du Langage du Département de la Défense, entre autres.

Il a écrit de nombreux articles au sujet des « conflits internes », en prenant en compte "la superposition des responsabilités policières et militaires en Amérique Latine".

Le premier livre de Demarest, Géo-propriété, considère la propriété géographique comme une affaire de sécurité nationale et de stratégie militaire. Ses centres d’intérêt académiques incluent les "menaces urgentes" et les réponses qui y sont données, les "nouvelles alliances stratégiques", "l’Histoire militaire" et le "droit international".

M. Demarest est Docteur en Études internationales du troisième cycle des Études internationales de l’Université de Denver, et a exercé, par le passé, la profession d’avocat. En tant que professeur, Demarest parle publiquement de la légalité de l’espionnage.

Le Bureau des Services Militaires à l’Étranger (FMSO) est un centre de recherche et d’analyse qui opère sous les ordres du Commandement d’Entraînement et de Doctrine de l’armée étasunienne, sous-direction des employés G2 (rang gouvernemental d’intelligence).

Le FMSO administre et dirige le Centre d’Intelligence de Réserve Conjointe (JRIC pour ses sigles en anglais) du Fort Leavenworth et développe des programmes analytiques en se focalisant sur les menaces asymétriques et urgentes ainsi que des déploiements militaires de sécurité régionaux, et d’autres thèmes qui évaluent les environnements opérationnels dans le monde entier.

Les menaces asymétriques sont définies comme étant des organisations terroristes ou des armées de guérilla insurgées. Les menaces urgentes, quant à elles, regroupent les phénomènes sociaux et en particulier les mouvements sociaux.

Les six essais rendus publics et écrits pas le Lieutenant Demarest du FMSO sont la preuve principale des intentions sinistres des Expéditions Bowman. Les livres de Demarest Intelligence tactique et conflit de basse intensité(1), Les implications stratégiques du Droit International(2), Projet de cartographie de la Colombie : la corrélation entre l’information géographique et la stratégie(3), Géopolitique et conflit armé urbain en Amérique Latine(4) et La superposition de l’armée et de la Police en Amérique Latine(5) contredisent toute déclaration publique sur les principales intentions exprimées par l’équipe de Mexique Indigène, des expéditions Bowman ou de la Société Géographique Américaine.

Demarest a également publié un livre entier intitulé Géo-propriété : affaires étrangères, sécurité nationale et droits à la propriété, il est en vente libre à 150 dollars environ. C’est ce texte qui exprime en détail l’opinion de Demarest sur les fins militaires des Expéditions Bowman, donc du plan Mexique Indigène.

Un septième ouvrage, écrit par le Major du FMSO, José M. Madera, réserve de l’armée des États-Unis, est intitulé Manœuvre d’information civile en soutien aux opérations de contre-insurrection : un cas pour utiliser le Système d’Information Géospatial en Colombie.

Il y décrit de manière détaillée l’utilisation d’information GIS de source ouverte et d’information géographique pour l’Intelligence et la Contre-insurrection, dans le cadre de ce que le FMSO appelle le Contrôle de l’Information Civile. Il est important de noter que la majeure partie de l’information apportée par ces publications se réfère à l’utilisation des données géographiques pour les opérations militaires étasuniennes en Colombie.

Ces opérations militaires sont financées par les impôts des citoyens au travers d’une subvention connue sous le nom de Plan Colombie.

Plus récemment, le gouvernement des États-Unis a voté pour une opération similaire au Mexique, plus connue sous le nom d’Initiative Mérida. Les communautés et les organisations sociales ont surnommé cette initiative Plan Mexique. Les deux subventions utilisent l’argument du trafic de stupéfiants pour continuer à militariser les communautés. Le Plan Colombie n’a donné pratiquement aucun résultat ces dix dernières années.

Ces sept ouvrages du FMSO et le livre de Demarest nous exposent une éthique, une attitude et une stratégie militaire particulièrement sinistres quant au contrôle des populations pauvres, indigènes, ainsi que des réfugiés en général.

Ces pratiques, en particulier, incluent la dévalorisation systématique de n’importe quelle forme d’auto-gouvernement et d’autodétermination indigène.

L’identité culturelle en tant que telle est considérée comme un obstacle à la prospérité.

Les formes traditionnelles d’utilisation des terres communales et des droits qui y ont trait ou, selon les mots de Demarest "l’utilisation informelle des terres", sont spécifiquement identifiées comme un premier obstacle au progrès et à la sécurité nationale.

Les livres de Demarest soulignent que les propriétés informelles, urbaines ou rurales, sont les terrains de croissance des activités criminelles ou insurgées.

Les solutions que prône Demarest pour résoudre le problème de sécurité que pose "l’utilisation informelle des terres" et la pauvreté en zones urbaines et rurales est la dévalorisation, la ségrégation et la criminalisation systématique de ces communautés.

Celles-ci incluent autant des quartiers aux toits de tôle ondulée en périphérie des villes, que des terres de cultures communales indigènes, ou des ghettos urbains avec des files et des files de propriétés en location.

Dans sa vision globale des dépossédés, Demarest considère les communautés indigènes pauvres responsables de la ségrégation pour leur propension à l’activité criminelle et à l’auto-organisation. Il s’inquiète particulièrement de la criminalité dans les grandes zones de dépossédés parce qu’elles se convertissent en zones autonomes, gouvernées à part.

Demarest va jusqu’à admettre que même si cette perception, cette stratégie, n’est manifestement pas acceptable aux États-Unis, il est absolument cohérent de l’employer à grande échelle pour les peuples d’Amérique Latine. Cependant, il est douloureusement évident que les attitudes et les stratégies exprimées par Demarest sont en relation directe avec les systèmes de déplacement de population urbaine qu’il y a aussi dans les quartiers pauvres aux États-Unis.

Demarest affirme que la privatisation de la propriété privée est la clé de la stabilité, de la prospérité, du progrès et de la sécurité en Amérique Latine ; et que les titres de propriétés officiels des terres mènent au contrôle et au gouvernement effectif de la terre et de ses habitants.

Dans la proposition de Demarest sur la propriété et la sécurité, la propriété privée effective de grande valeur doit être protégée des communautés voisines, potentiellement instables et pauvres, au moyen d’un phénomène qu’il décrit comme une « architecture de contrôle ». Il conclut que l’usage non officiel et non régulier de terres doit être privatisé pour que règnent la sécurité et la prospérité.

Du début à la fin, l’analyse stratégique de Demarest sur la propriété privée définit les terres communales des paysans indigènes d’Oaxaca au Mexique et la propriété en location des travailleurs pauvres de Los Angeles, comme des entraves au progrès, au développement et à la sécurité.

Demarest définit les troubles de Los Angeles de 1992 comme une réussite de ce qu’il appelle « l’architecture de contrôle », où le secteur financier a su s’isoler avec succès des masses révoltées, ne subissant que des dommages minimes sur les propriétés de valeur.

De la protection de bien fonciers de grande valeur, jusqu’au déplacement systématique de communautés pauvres pour obtenir la propriété privée, formelle et en bonne et due forme du territoire possédé « de façon informelle » ; Demarest place les Expéditions Bowman, le projet Mexique Indigène, les professeurs de géographie de l’Université du Kansas, et la AGS dans une embrouille éthique inconfortable.

Plus encore, le Lieutenant Colonel Geoffrey B. Demarest et le FMSO mettent toute l’académie des Etats-Unis dans un bourbier qui nécessite une solution immédiate.

Une question au sujet de l’éthique à l’intention de tous, pas seulement des soldats et des académiciens

A l’heure actuelle, sous une ère présidentielle nouvelle et historique, les citoyens américains se trouvent dans une position unique pour réfléchir au passé immédiat et identifier une série d’erreurs très graves.

Il peut être vraiment facile de d’abord montrer du doigt l’arrogance et la volatilité du gouvernement de Bush, il est toujours plus difficile pourtant de déterminer la culpabilité des citoyens moyens dans leur occupation quotidienne, en commençant par l’apathie, l’arrogance et tout ce qu’il y a entre les deux. Certains Nord-américains ont légèrement protesté et ont résisté symboliquement face aux atrocités globales et à la diffamation nationale causée par la présidence de Bush.

Beaucoup d’autres citoyens nord-américains se sont cachés derrière la honte d’un gouvernement fédéral prêt à s’impliquer dans des stratégies militaires, politiques et économiques peu éthiques et peu intelligentes, qui ont prouvé leur échec absolu aux yeux du peuple nord-américain. Ces échecs ont affecté les pauvres de façon disproportionnée, tandis qu’elles ont été bénéfiques aux magnats et à leurs institutions corrompues.

Le monde entier, avec ses différents niveaux d’accès à l’éducation et à l’information, reconnaît l’erreur d’ignorer la souveraineté nationale, l’erreur d’imposer une seule façon d’interpréter le monde ou une seule économie politique, l’erreur de s’impliquer dans des activités militaires « préventives », et l’erreur d’utiliser l’intelligence pour violer les droits humains et communaux les plus essentiels.

Peu importe l’éclat des excès et des crimes de George Bush, le peuple nord-américain surtout, et pas seulement son nouveau président, garde la sérieuse responsabilité envers lui-même et envers le monde, d’assumer ce qui s’est passé, ce qui doit se passer, et d’éviter que ces choses se reproduisent.

Les Etasuniens se le doivent à eux-mêmes pour sauver leur propre image. Le manque d’éthique des financements militaires pour les recherches académiques peut paraître scandaleusement évident pour quiconque ayant une notion de souveraineté, d’autonomie, de communauté ou d’autodétermination.

Malheureusement, après des générations de constante incitation à la guerre et à la peur, il est clair qu’il est chaque fois plus difficile au peuple nord-américain de comprendre cette simple contradiction. Peu importe le penchant de chacun sur ce sujet: ce cas en particulier représente une violation évidente des codes éthiques pour n’importe quelle institution éducative.

Les citoyens nord-américains et les académiciens en particuliers, devraient s’alarmer face à la perception que va avoir le monde de cet incident et des scientifiques et citoyens nord-américains en général. Ceux-ci peuvent-ils se permettre plus de dédain mondial sur leur pays? Je n’ai normalement pas tendance à discuter ou débattre de l’éthique de toute activité militaire dans laquelle sont impliqués les Etats-Unis d’Amérique.

Ce qui me préoccupe en particulier, c’est la façon dont cette force de combat est devenue chaque fois moins défensive et chaque fois plus préventive et offensive.

En ce qui me concerne, c’est une raison de grande honte nationale. Mais pour en débattre, et pour un hypothétique instant, permettez-moi de défendre le droit d’une nation à se défendre elle-même. Le droit qu’a chaque nation, et mieux encore chaque communauté, de se défendre, ne devrait-il pas être guidé par une adhésion stricte à une série de règles, d’accords et de codes éthiques qui n’enfreignent pas de droits aussi essentiels que la souveraineté, l’autonomie, l’autodétermination, l’autogestion, l’identité et bien évidemment le territoire?

Les Expeditions Bowman, le projet de cartographie Mexique Indigène, et la Société Géographique Américaine sont en train d’aider le FMSO à réunir de l’intelligence préventive militaire, en violant la souveraineté nationale mexicaine et l’autonomie indigène. Pire encore, ce type de collecte d’intelligence est une menace directe faite au peuple mexicain et à son droit personnel à s’autodéterminer.

Ce n’est pourtant pas une coïncidence si Mexique Indigène et le FMSO ont choisi Oaxaca comme terrain « prototype » pour les Expéditions Bowman, durant l’été 2006. Ils ont choisi de cartographier des territoires indigènes possédés de « façon informelle », dans un Etat en plein soulèvement social populaire à la base indigène très forte.

Les attitudes exprimées dans les sept essais du FMSO, joints à cet article, et dans le livre de Demarest Géo-propriété, démontrent clairement une dévalorisation systématique de la culture et de l’identité indigènes, avec un mépris particulier envers l’autodétermination populaire, l’autosuffisance, l’autogestion, et surtout l’autonomie.

Pire encore, le FMSO montre une intention délibérée de discriminer, de marginaliser et de criminaliser de grandes proportions de la société humaine seulement pour leur pauvreté.

Pour le FMSO, il est impératif que le territoire et l’espace occupé par les pauvres soit privatisé et régulé pour récolter la sécurité et le progrès.

Face à cette stratégie militaire, politique et économique, il n’est pas surprenant que des millions d’indigènes, de paysans, d’ouvriers, d’étudiants, de maîtresses de maison, de mères, d’enfants, de travailleurs et de communautés dans le monde entier, aient commencé à s’organiser et à s’entraîner avec de nombreuses stratégies d’autodéfense de leur territoire, de leur identité et de leur autodétermination.

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